"Le dialogue et l'écoute doivent retrouver leur place dans notre pays", écrivent jeudi sept syndicats dans une déclaration commune. Ensemble, la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa et la FSU ont dénoncé "toutes formes de violences dans l'expression de revendications" des gilets jaunes. La veille, Emmanuel Macron avait demandé aux partis politiques et aux partenaires sociaux de "lancer un appel clair et explicite au calme".

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Seule l'union syndicale Solidaires, également présente à la réunion, s'est désolidarisée de cette déclaration commune.

Les syndicats s'engagent

"Aujourd'hui, dans un climat très dégradé, la mobilisation des gilets jaunes a permis l'expression d'une colère légitime. Le gouvernement, avec beaucoup de retard, a enfin ouvert les portes du dialogue", assurent les syndicats dans leur déclaration. Ils promettent donc d'appeler "le gouvernement à garantir enfin de réelles négociations".

Sur les sujets du pouvoir d'achat, des salaires, du logement, des transports, de la présence et de l'accessibilité des services publics, de la fiscalité, les syndicats estiment que les autorités "doivent trouver enfin des débouchés concrets, créant les conditions sociales d'une transition écologique efficace parce que juste". Ensemble, ils promettent de s'y engager, chacun "avec [ses] propres revendications et propositions, en commun chaque fois que cela sera possible".