Son nom apparaît dans un grand nombre de procédures terroristes. Et ses intonations ont été formellement identifiées dans plusieurs vidéos de propagande de l'organisation Etat islamique (EI), dont celle de revendication des attentats de Paris en novembre 2013. Le djihadiste toulousain et d'origine réunionnaise Fabien Clain, proche de Mohamed Merah, le tueur au scooter, semble jouer un rôle à la frontière entre le propagandiste et le commanditaire.
Dans une enquête diffusée ce vendredi, France Inter donne des nouvelles du Français de 37 ans. Citant des documents récents des services de renseignement, la radio indique qu'il a été localisé, avec son frère Jean-Michel, au nord de la Syrie il y a quelques mois. Il avait rejoint les rangs des djihadistes au printemps 2015, quittant la France en voiture, avec sa famille.
"Les Toulousains semblent vivre regroupés"
Là-bas, les frères Clain travailleraient à la branche média de Daech, s'occupant du volet francophone. Le groupe préférant envoyer sur le terrain des djihadistes d'une vingtaine d'années, ils ne combattraient pas. Ils auraient constitué en revanche une communauté de Toulousains, issus du canal "historique" de la filière dit d'Artigat, pour laquelle Fabien Clain avait été condamné en 2009. Dans ce noyau figurerait Sabri Essid, beau-frère de Mohamed Merah, bourreau de Daech apparu dans une vidéo d'exécution avec son fils en 2015.
"Les Toulousains semblent aujourd'hui vivre tous ensemble, regroupés. Ils faciliteraient le passage des djihadistes à la frontière turque et ne participeraient pas directement aux combats", indique un rapport consulté par France Inter.
Fabien Clain est toutefois soupçonné d'avoir piloté en coulisses l'organisation de plusieurs attentats ou projets d'attentats. Outre le 13 novembre, il pourrait avoir été à l'origine l'attentat raté de Villejuif de 2015. Un de ses proches, avec qui il est parti faire le djihad, a également revendiqué avec sa voix le meurtre en juin de deux policiers à Magnanville.
