Et de 18! Mercredi, la centrale nucléaire de Saint-Alban, en Isère, a été survolée par un drone. La direction de la centrale a porté plainte. C'est le 18e survol de centrale nucléaire par un drone depuis début octobre.
"Les équipes de surveillance de la centrale de Saint-Alban ont détecté la présence illégale d'un aéronef assimilable à un drone sur le périmètre aérien de la centrale", indiquait jeudi un discret communiqué posté sur le site internet de la centrale. Selon la direction, qui a déposé plainte auprès de la gendarmerie des transports aériens de Grenoble, le survol de la centrale "n'a eu aucune conséquence sur la sûreté et le fonctionnement des installations".
Un office parlementaire sur les choix scientifiques et technologiques, dirigé par le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, va se pencher sur ce sujet pour "faire cesser" les "désordres", a-t-il annoncé ce vendredi. Et organisera "fin novembre une audition publique" sur les moyens d'y faire face et la réglementation.
Un phénomène toujours inexpliqué
Au total, Saint-Alban est le 16e site nucléaire français survolé par un drone depuis octobre et la seconde installation de l'Isère touchée par ce phénomène inexpliqué après celle de Creys-Malville, déjà survolée à deux reprises comme la centrale de Dampierre-en-Burly, dans le Loiret.
Cette nuit, un autre survol, au dessus de la centrale de Marcoule, dans le Gard, a été signalé. Ses responsables ont également déposé plainte.
Vendredi, deux passionnés de modélisme de 24 et 31 ans, interpellés mercredi près d'une centrale nucléaire, dans le Cher, en possession de drones, ont été mis en examen pour "survol volontaire d'une zone interdite par un aéronef" et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Mais d'après le procureur qui les a mis en examen, ces deux personnes n'auraient aucun lien avec les désormais 18 mystérieux survols.
