Le syndicat SUD Education s'engage pour les droits des enfants transgenres. De façon extrêmement radicale. Dans un tract, diffusé le 21 septembre, l'organisation conseille à ses adhérents d'accepter le changement de prénom d'usage demandé par un élève... sans prévenir obligatoirement ses parents. Une précaution parfois indispensable, selon elle, pour protéger l'enfant ou l'adolescent d'éventuelles représailles ou rejet de la part de sa famille. L'information, révélée par L'Express, a fait réagir bon nombre d'acteurs du monde enseignant qui dénoncent une posture "démagogique" et "contre-productive". Contraire, surtout, aux textes réglementaires en vigueur.
Quelques jours plus tard, le ministère de l'Education nationale publiait une circulaire dédiée à "une meilleure prise en compte des questions relatives à l'identité de genre en milieu scolaire". L'occasion de rappeler que "l'établissement [...] ne peut opérer un tel aménagement sans l'accord des représentants légaux". En cas d'opposition de ces derniers, le dialogue est préconisé.
Le délicat sujet de la prise en charge des élèves transgenres au sein de l'école, et la lutte contre le harcèlement ou contre les actes de discrimination dont ils sont encore trop souvent victimes, nécessitent l'implication de tous les acteurs : personnels de direction, enseignants, assistants d'éducation, infirmières et psychologues scolaires... sans oublier les parents. Les mettre de côté serait irresponsable.
