Finies les grasses matinées du mercredi pour les 75 élèves de l'école de Gazenville. Leur école était l'une des dernières de France à ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires, mais à partir de mercredi 24 septembre, elle devra ouvrir ses portes tous les jours du lundi au vendredi, y compris le mercredi. Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Rouen, saisi une deuxième fois en référé par le préfet de Seine-Maritime.

Après avoir été débouté il y a une dizaine de jours d'un premier recours en "référé liberté", le préfet Jean-Charles Maccioni avait intenté un deuxième recours, sous la forme d'un "référé suspension". Cette fois il a obtenu satisfaction: le maire, Jean-Marie Crochemore (DVD), un des derniers récalcitrants en France sur l'application des nouveaux horaires résultant de la réforme des rythmes scolaires, ne pourra plus poser, comme il le faisait depuis la rentrée, des cadenas le mercredi sur les portes de l'école.

Un délai d'une semaine

Aux termes de la décision du juge des référés Stéphane Aupoix, la délibération du conseil municipal de la fin août et l'arrêté du maire ont été suspendus. Toutefois, un délai d'une semaine a été accordée à la commune qui ne sera contrainte d'ouvrir l'école que le mercredi 24 septembre.

De plus, la demande de la préfecture d'une astreinte de 1000 euros par jour à compter du mercredi 17 septembre a été rejetée. "Nous sommes un peu déçus et il est encore trop tôt pour dire quelle autre action nous pourrions entreprendre", a déclaré Me Ahmed Akaba.

L'avocat avait évoqué il y a une semaine la possibilité d'un recours devant le conseil constitutionnel, estimant que la réforme des rythmes scolaires est en contradiction avec l'article 72 de la Constitution sur la libre administration des collectivités locales.