C'est une revendication du Snes, le premier syndicat du secondaire, à la veille de la rentrée scolaire. Interrogée sur RTL ce mercredi, la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a martelé qu'il n'y aura "pas de moratoire" sur la réforme du collège qui entre en vigueur à cette rentrée.

LIRE AUSSI >> Réforme du collège: vos enfants auront-ils des EPI?

Dans sa conférence de rentrée vendredi, le Snes a dit espérer un moratoire sur certains dispositifs de la réforme du collège. Le syndicat a appelé à la grève le 9 septembre contre la réforme du collège, au sein d'une intersyndicale qui inclut les syndicats FO, CGT, Sud, Snep-FSU (enseignement professionnel) et Sundep (privé).

"700 000 journées de formation"

Mais la ministre de l'Education refuse de céder: "Non, il n'y aura pas de moratoire", a martelé Najat Vallaud-Belkacem au micro de RTL. "Il y a eu durant l'année 2015-2016 une préparation extrêmement ambitieuse de cette réforme", a-t-elle justifié. "C'est la première fois dans l'Education nationale que pour accompagner une réforme nous mettons un an de préparation avec 700 000 journées de formation".

La ministre a reconnu qu'"il y a un panel très vaste" parmi "les enseignants de collège" avec "des enseignants qui sont décidés à se montrer résolument hostiles dès le début à la réforme" car ils "pensent que ce n'est pas une bonne chose que les collèges aient une part d'autonomie pour s'adapter à la réalité de leur territoire". Mais, selon Najat Vallaud-Belkacem, certains "enseignants sont tout bonnement enthousiastes à mettre en place cette réforme".

Si on ajoute le Snalc, qui a quitté l'intersyndicale, les organisations hostiles à la réforme ont totalisé 80% des votes aux élections professionnelles. La reforme a néanmoins obtenu un avis favorable de la communauté éducative, où elle est notamment soutenue par les syndicats SE-Unsa et Sgen-CFDT ainsi que par la fédération de parents d'élèves FCPE.