C'est un article qui figure noir sur blanc dans les réglements des écoles, même si personne ne prend jamais le temps de le lire jusqu'au bout: l'instruction scolaire étant obligatoire, l'enfant inscrit à l'école doit s'y rendre tous les jours sans exception, conformément à son emploi du temps. Tous les parents sont donc censés se conformer aux nouveaux rythmes scolaires validés par la Direction académique des services de l'Education nationale (DASEN) de leur résidence.

Seuls cinq motifs valables pour sêcher l'école

D'après l'article L131-8 du Code de l'Education, les raisons valables pour lesquelles un enfant peut momentanément manquer la classe sont au nombre de cinq: "maladie de l'enfant, maladie transmissible ou contagieuse d'un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent".

En cas d'absence non justifiée ou de motif d'absence ne correspondant pas aux critères définis par le Code de l'Education, -- l'opposition à la réforme des rythmes scolaires n'étant pas reconnue comme un motif valable, le directeur ou la directrice de l'école doit saisir son inspecteur d'académie afin que celui-ci adresse un avertissement aux parents.

Aucun risque pour les allocations familiales

En cas de récidives multiples, à raison d'au moins 4 demi-journées d'absence non justifiées dans le mois, l'inspecteur d'académie saisit le président du Conseil général pour que celui-ci propose "une mesure d'accompagnement social" aux parents, qui débute par un entretien avec une assistante sociale. En revanche, les parents n'ont pas à craindre pour leur porte-monnaie: en effet la loi de 2010 qui prévoyait de suspendre les allocations familiales aux parents des enfants trop souvent absents de l'école a été abrogée en 2013.

Dit autrement, légalement, les parents rebelles à la réforme des rythmes scolaires qui choisiraient de ne pas envoyer leur enfant à l'école mercredi doivent s'attendre tout au plus à un coup de fil ou à un mot de la direction de l'école leur demandant de justifier cette absence. En revanche, on leur souhaite bon courage pour expliquer à leurs enfants, les jours de grosse fatigue, que "si, ils doivent aller à l'école, parce que c'est obligatoire"...


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