"J'ai passé ce matin ma première épreuve pratique: physique/chimie. Elle consiste en une manipulation expérimentale, suivie de questions théoriques et représente 4 points sur 20 de l'épreuve de Physique/Chimie, qui est coefficient 8 pour ceux qui l'ont choisie en spécialité comme moi.
Si j'étais relativement stressée avant le début de l'épreuve, après avoir tiré mon sujet au sort et donc avoir découvert que j'avais un sujet de chimie que je connaissais bien, j'étais beaucoup plus rassurée. Pourtant, l'épreuve s'est relativement mal passée: après des dizaines de vérification (et une énorme perte de temps), mes résultats restaient incohérents et m'empêchaient de conclure... Et, paralysée par le stress, j'ai répondu à la hâte aux questions.
En sortant de la salle, la nervosité fait place à la déception et au découragement: tant de travail et de connaissances qui, finalement, n'ont servi à rien... Les groupes d'amis se reforment à la sortie; ceux qui ne sont pas encore passé quémandent des renseignements à ceux qui sortent la mine dépitée, les conseils et statistiques fusent de partout: celui à qui vous n'avez quasiment pas adressé la parole de l'année peut devenir votre meilleur ami le temps d'échanger des stratégies, toutes plus fantaisistes les unes que les autres.
Après cette amère déception, l'envie de travailler mon épreuve du lendemain s'est envolée: l'épreuve de SVT (Sciences et vie de la Terre), moins coefficientée, me paraît bien loin. Je me suis donnée du mal pour cette première épreuve, et l'échec (même si ma perception est probablement exagérée par le stress) a déclenché un profond découragement. Mais, entraînée par mon groupe d'amis, je finis par en rire et la plupart d'entre nous se retrouve à la bibliothèque, les motivés tirant par le bras les démotivés. Les révisions reprennent, rythmées par les trocs de fiches et les pauses clopes entre potes..."