Je suis arrivée à l'épreuve de TP complètement détendue. L'organisation était beaucoup moins rigoureuse, l'ambiance générale plus sympathique: l'appréhension de la toute première épreuve avait disparu, et chacun savait désormais mieux à quoi s'attendre. De plus, l'enjeu était pour moi moins grand que pour le TP de physique: j'ai donc débarqué dans la salle souriante et sans la moindre pointe de stress. Résultat, un sujet que je maîtrisais bien et pour examinatrice ma professeure de l'année dernière, qui m'appréciait et m'a soutenue pendant l'épreuve.

Relativement une réussite, donc, face à mon échec d'hier.

Petit à petit, tous les lycéens S (et même les autres, l'absentéisme s'intensifiant en fin d'année...) se sont retrouvés et sont sorti fêter la fin de leurs épreuves pratiques et les majorités récemment acquises (tout est prétexte aux festivités en période de révision) au parc de Saint-Cloud à deux pas du lycée. Le travail attendra demain, le temps de faire redescendre la pression.

Cependant, c'est aussi aujourd'hui que nous passons tous sous la barre des deux semaines: la première épreuve, Philosophie, est commune à tous et se déroule le 17 juin. Symboliquement, cet après-midi de détente totale est le dernier. Les plus récalcitrants des élèves finissent par se plonger dans leurs livres (même si la notion de travail reste très... personnelle), probablement gagnés par la tension ambiante. Le baccalauréat nous est présenté comme une étape déterminante pour le reste de notre vie, et même vraisemblablement plus qu'elle ne l'est en réalité. Les premiers résultats des admissions post-bac tombent le 10 juin, et ces résultats influenceront grandement l'état d'esprit des élèves. Ceux qui n'ont pas encore reçu de réponse positive de la part de leurs premiers choix endosseront une dose de stress supplémentaire, tandis que ceux ayant appris qu'une place leur est d'ores et déjà réservée seront bien plus détendus..."