Ce samedi fut un exemple parfait de contre-productivité: en week-end chez mon père et donc détachée de la sphère lycéenne, le bac et les révisions m'ont semblé un monde parallèle, et j'ai à peine touché à mes cours de maths... Ces week-ends ne sont pas du tout associés au travail et à ma vie scolaire, et me font oublier pendant quelques heures ce qui m'attend.
Pour la première fois, je ne pense cette expérience qu'au singulier, ce qui souligne l'importance de l'effet de groupe dans la préparation au bac. Mon lycée compte environ 2000 élèves, dont près de 500 Terminales disséminés en filières Scientifiques (S), Economiques et Sociales (ES), Littéraires (L), Sciences et Technologies de la Gestion (STG), Sciences et Technologies Industrielles en Arts Appliqués (STI AA) et autres Brevets de Techniciens en Arts Appliqués et Métiers de la Musique (BT AA et BT MM)... Dans ce dédale d'abréviations, des adolescents qui préparent l'examen marquant la fin de leurs années d'insouciance encadrée et leur entrée, sinon dans le monde du travail, du moins dans une relative autonomie.
Si le lycée brasse plusieurs villes alentours, beaucoup d'entre nous se connaissent depuis l'école primaire (ce qui n'est pas mon cas, et arrivée au collège, je reste une "nouvelle"): chacun sait que le bac représente la fin de ce cocon qui nous a bercés et rassurés. L'année prochaine, mon groupe d'"habitués" sera dispersé entre les facs, les IEP et les classes prépas, et c'est pour la plupart une nouvelle vie qui s'engagera. Mais pour l'instant, le baccalauréat se vit au pluriel, comme le lycée.