Cartable rose pour les filles, et bleu pour les garçons: la mairie de Puteaux a joué sur les stéréotypes, cette année, lors de sa traditionnelle distribution de fournitures scolaires aux 4500 écoliers de la ville. Christophe Grébert, conseiller municipal Modem de Puteaux, et opposant historique à la mairie UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud, avait vu rouge et s'était fendu d'un billet sur son blog, pour dénoncer, outre les stéréotypes, le coût de cette "opération clientéliste": 300 000 euros, selon l'élu.

Le donneur d'alerte a de nouveau frappé, ce vendredi.: "Devinez où terminent le cartable et les fournitures scolaires de la ville de #Puteaux", a tweeté Christophe Grébert.

La réponse? Sur Le Bon Coin, signale encore l'élu sur son blog. Une rapide vérification permet de confimer les dires du conseiller municipal. Si l'annonce du "cartable bleu" a déjà été désactivée, d'autres fournitures sont encore en vente sur le site.

On découvre ainsi un "lot de fournitures scolaires pour maternelle", neuf, avec cartable, trousse, carnets, crayons, peinture aquarelle ou encore ciseaux... Pour 10 euros.

Un "coup de pouce bienvenu"

Pourtant, la maire UMP, Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait insisté, dans une interview au Figaro cette semaine, sur "ce coup de pouce bienvenu aux parents" à l'heure de la rentrée, qui "a très bien marché" cette année.

"Voilà la démonstration que l'opération clientéliste de la mairie UMP de Puteaux est un gâchis d'argent public. Ces fournitures scolaires, achetées avec de l'argent public, ne serviront pas aux enfants", réagit, encore, Christophe Grébert.

Et d'ajouter: "Ce gaspillage, c'est moins de moyens pour l'éducation. C'est aussi plus d'impôts pour les Putéoliens. Vous avez cru recevoir un cadeau? En réalité, vous le payez au double ou au triple", conclut-il, en proposant que les fournitures scolaires soient distribués, au cas par cas, par les écoles.