Le premier syndicat d'enseignants du secondaire, Snes-FSU, s'etait ému à la mi-janvier d'une décision du ministère qui rejetait sa demande de retrait de la circulaire de novembre 2014 interdisant notamment les dissections des souris.

Pratiquées dans le cadre des cours de sciences de la vie et de la terre, le syndicat présentait cette circulaire "comme une entrave supplémentaire à la liberté pédagogique et une étape supplémentaire à la disparition des travaux pratiques en SVT."

"La confrontation avec le réel est l'un des fondements de notre discipline"

Dans une décision rendue mercredi 6 avril, le Conseil d'Etat, la plus haute autorité administrative, a annulé cette décision de la rue de Grenelle. Le ministère s'est appuyé sur une mauvaise interprétation du droit européen, c'est pourquoi sa décision est annulée, et donc la dissection des souris redevient possible, dans des conditions encadrées, explique-t-on au Conseil d'Etat.

Pour le Snes, "la confrontation avec le réel est l'un des fondements de notre discipline, dans l'évident respect de la vie animale, et les solutions alternatives actuellement proposées - maquettes en plastique ou programmes informatiques- sont loin de pouvoir remplacer la manipulation du vivant", explique le syndicat sur son site.

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