D'après France Bleu Loire Océan, le collectif La Manif pour Tous de Loire Atlantique a écrit cet été à chacun des 1048 responsables d'établissements publics et privés du département.
Dans cette lettre, le collectif prévient qu'il sera vigilant "sur le choix des enseignants en matière de manuels scolaires ou encore d'éducation sexuelle". La Manif pour tous souhaite ainsi lutter sur ce qu'elle prétend être l'enseignement de la théorie du genre à l'école, là où il s'agit de lutter contre les stéréotypes sexistes.
Interviewé par France Bleu, Thierry Chouquet, le principal du collège Salvador Allende de Rezé, dénonce "une surveillance, qui (a) quelque chose d'inquiétant". Le recteur de l'académie de Nantes William Marois rappelle quant à lui que "les enseignants enseignent les principes de la République loin des fantasmes développés dans ce courrier par quelques groupes".
"Vigi gender" et "parents courageux"
L'occupation du champ scolaire n'est pas une nouveauté pour la Manif pour tous. Le collectif s'est déjà illustré par sa lutte contre les ABCD de l'égalité, une expérimentation lancée en janvier 2014 par le ministère de l'Education nationale pour valoriser l'égalité filles-garçons. La Manif pour tous revendique également l'implantation de "comité de parents vigilance gender" dans les écoles pour "promouvoir une Ecole excluant le Gender comme fondement des programmes et activités scolaires et périscolaires".
Dans ce "combat", la Manif pour tous peut compter sur l'appui d'un autre collectif, celui des Journées de retrait de l'école, animé par Farida Belghoul. Cette dernière a lancé cet été son assocation de parents, la Fapec (Fédération autonome de parents engagés et courageux), avec l'espoir de faire élire dans les conseils d'école des parents délégués qui porteront sa vision traditionnaliste de l'enseignement et de la famille.
