Certaines subtilités de la langue française semblent avoir échappé à ceux qui ont envoyé des contributions au grand débat national. Mais ces participants ne sont pas pour autant des cancres en orthographe. Bien au contraire. C'est ce que révèle une étude publiée mardi par le site Internet Orthodidacte et relayée par Le Parisien.

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Après avoir passé au crible plus de 250 000 contributions mises en ligne par l'Etat comportant 130 millions de mots, 2,39 millions de fautes ont été détectées. Cela représente une erreur tous les 54 mots ou toutes les cinq à six phrases. "On considère qu'un courriel contient en moyenne 140 mots, ce qui fait environ 3 erreurs par mail. Certes, on est loin du sans-faute mais très loin aussi d'une faute par mot", note dans les colonnes du quotidien Camille Martinez, docteur en sciences du langage et responsable linguistique d'Orthodidacte.

Des accents et traits d'union oubliés

L'oubli d'accent, généralement aigu, est la faute la plus répandue. Mais certains ont aussi oublié le circonflexe, absent sur "impôts" à 43 880 reprises, relève Le Parisien. En outre, beaucoup de mots composés ont été privés de leur trait d'union. Notamment "rond-point", symbole du mouvement des gilets jaunes.

Autres erreurs très fréquentes, les fautes d'accords (de l'adjectif avec le nom, par exemple, comme dans "les hommes politique"). Enfin, 13% des erreurs commises concernaient les homonymes. La confusion entre "a" et "à" apparaît à 140 000 reprises dans les contributions.