Deux des trois jeunes interpellés mercredi avec un drone à proximité de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) ont été mis en examen ce vendredi et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ils ont été mis en examen pour "survol volontaire d'une zone interdite par un aéronef", a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Bourges.
Une quinzaine de survols depuis octobre
Deux hommes et une femme avaient été arrêtés mercredi près de la centrale, dans une zone interdite, en pleine polémique après plusieurs survols de centrales nucléaires par des drones ces derniers jours. Mais il s'agissait en fait d'inoffensifs "passionnés de modélisme", selon le procureur de Bourges, et la jeune femme a été relâchée dans la journée de jeudi.
Les deux hommes mis en examen, âgés de 24 et 31 ans, risquent jusqu'à un an de prison et 75 000 euros d'amende. En France, le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1000 mètres d'altitude autour des sites. Depuis octobre, une quinzaine de vols de drones ont été signalés au-dessus ou aux abords de centrales nucléaires françaises.
Dernier survol en date, cette nuit à Marcoule
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un nouvel événement de ce type a été signalé vers 2h40, sur le site de Marcoule dans le Gard où se trouvent un établissement de recherches du CEA sur le combustible, des chantiers de démantèlement du CEA, ainsi qu'une usine de fabrication de combustible d'Areva. Les responsables de ce site ont été entendus et une plainte a été déposée. Mais les enquêteurs n'ont trouvé aucune trace du drone qui a survolé la centrale, ni de/des personnes qui télécommandaient un objet volant équipé d'un projecteur de lumière, a-t-on indiqué de source proche du dossier.
Marcoule est le septième site survolé depuis début novembre après Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret), Creys-Malville (Isère) et Fessenheim (Haut-Rhin).
