Les gilets jaunes traversent les Alpes. Une vingtaine de gilets jaunes français et italiens, dont un des leaders du mouvement en France, Maxime Nicolle, alias "Fly Rider", se sont rassemblés ce vendredi à San Remo, pour "discuter" et militer pour "l'Europe des peuples".

"On a improvisé ce rassemblement pour rencontrer des gilets jaunes italiens. Eux, ils ont le Mouvement 5 étoiles et ce qu'ils m'expliquent, c'est qu'il était censé être anticapitaliste, et ça ne se passe pas comme prévu", a déclaré Maxime Nicolle à l'AFP.

Trois jours auparavant, quelques gilets jaunes français rencontraient le vice-Premier ministre italien et chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio. Une rencontre à l'origine d'une crise politique et diplomatique entre les deux pays. Maxime Nicolle a laissé entendre qu'il ne cautionnait pas ce rendez-vous : "On n'a pas de leader, on est apolitique".

Mêmes revendications "à 99,9 %"

L'objectif de ce rassemblement, organisé à proximité du palais où se déroule le festival de la chanson de San Remo "c'est [de] discuter, pas [de] bloquer. Pour montrer qu'Italiens et Français s'entendent", a-t-il poursuivi : "Les problèmes politiques sont de nature politique alors que les relations entre Italiens et Français, ça va très très bien", a-t-il dit.

"On veut déclarer caduque la Ve République et déclarer la république des peuples. Pour que l'Europe ne soit pas celle des intérêts financiers, mais celle des peuples", a encore déclaré Maxime Nicolle.

"J'aurais jamais pensé ça, mais à 99,9 % on a les mêmes revendications. Sur l'immigration par exemple, ils disent la même chose, que ce n'est pas l'immigré le problème, mais les politiques menées dans ces pays et les ventes d'armes. Le problème ce n'est pas l'humain, mais la finance", a poursuivi le gilet jaune, qui doit participer samedi à une manifestation à la frontière franco-italienne.