La deuxième boîte noire a parlé. Selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), elle confirme une action volontaire du copilote, Andreas Lubitz.
"Une première lecture fait apparaître que le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l'avion en descente vers une altitude de 100 ft (pieds, soit environ 30 mètres, NDLR), puis, à plusieurs reprises au cours de la descente, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l'avion en descente", indique le BEA dans un communiqué.
>> Andreas Lubitz, radiographie du copilote
"Noircie" par le feu
Neuf jours après le crash de l'avion de la compagnie allemande Germanwings, la boîte noire a été retrouvée jeudi en début d'après-midi, a annoncé le procureur de la République de Marseille Brice Robin.
Elle a été "noircie" par le feu, mais son état "laisse raisonnablement espérer la possibilité d'une exploitation", a précisé ensuite le magistrat, lors d'une conférence de presse.
Cette pièce essentielle à l'enquête, a-t-il ajouté, contient "500 paramètres" - la vitesse, l'altitude ou le régime moteur de l'avion notamment - du vol depuis Barcelone (Espagne).
Elle a été retrouvée par Alice Coldefy, seule femme membre du PGHM de Chamonix. Il s'agissait de sa première journée sur place. Travaillant en binôme avec un autre gendarme de haute montagne, elle avait pour mission de "retrouver la boîte noire et d'enlever les effets personnels des victimes". "J'étais vraiment fixée sur les effets personnels. On essayait d'aller dans les zones qui n'avaient pas été fouillées pour ramener un maximum de vêtements [...]. Et c'est en recherchant ces vêtements que je l'ai trouvée", raconte la gendarme secouriste de 32 ans.
