"Je ne me suis jamais opposé à l'inhumation de cette petite gamine, il faut arrêter de dire n'importe quoi", a déclaré sur l'antenne de BFMTV Christian Leclerc, visiblement très remonté. Alors que la polémique enfle après son prétendu refus d'inhumer un bébé rom dans le cimetière de sa commune, le maire divers droite de Champlan nie s'être opposé à l'inhumation de la petite Francesca. Il a par ailleurs tenu à exprimer sa compassion envers la famille du bébé de deux mois, décédé le 26 décembre.

"Il faut arrêter cette mascarade d'escalade de désinformation", a asséné Christian Leclerc, qui affirme que cette situation a été montée de toute pièce. "Il s'agit d'un malencontreux enchainement de faits et d'une dramatique interprétation des médias et de certaines personnes, a-t-il accusé, prévenant qu'il pourrait attaquer en diffamation.

"A aucun moment je ne me suis opposé à cette inhumation. La mayonnaise a été montée", a-t-il déclaré. "On avait le choix (pour l'enterrement) entre Corbeil et Champlan. J'ai dit OK mercredi matin pour l'un ou l'autre des scénarios", a-t-il ajouté, estimant que sa réponse pouvait avoir été mal interprétée par les services de la ville.

Cette décision a bouleversé la classe politique et les associations de défense des Roms. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s'est même dit prêt à se saisir du dossier.

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