Fin du feuilleton ou nouveau rebondissement dans le refus par le maire de Champlan d'inhumer un bébé rom dans son cimetière. Après la révélation, la polémique et le Défenseur des droits saisi d'office, Christian Leclerc, l'édile de cette commune de l'Essonne, a présenté ses excuses pour "l'erreur administrative subie par la famille endeuillée" dans un communiqué ce dimanche soir.

Depuis samedi, l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR) accuse le maire de Champland'avoir refusé que le bébé de deux mois et demi, issue d'une famille rom, soit enterré sur sa commune. Mais dans une interview accordée dimanche à BFMTV, le Christian Leclerc réfute cette version des faits.

Le maire souhaite "vivement" que l'inhumation soit à Champlan

Le maire persiste à dire qu'il n'a jamais refusé cet enterrement, mais déplore cette fameuse "erreur administrative" et "porte l'entière responsabilité des dysfonctionnements manifestes qui ont pu être commis dans l'instruction de la demande d'inhumation".

Visiblement, la polémique l'a touché puisqu'il "souhaite vivement" que l'enterrement puisse avoir lieu à Champlan. L'inhumation étant prévue lundi à Wissous. Enfin, Christian Leclerc s'en prend aussi à " l'instrumentalisation politique de la tragédie traversée par cette famille".