Deux jours après son interpellation, un homme a été mis en examen ce vendredi dans l'affaire de l'attentat manqué de Villejuif. Il a été arrêté mercredi avec un autre homme. Tous deux sont soupçonnés d'être des complices de Sid Ahmed Ghlam, le principal suspect dans ce dossier.
L'autre homme arrêté mercredi a été relâché. En garde à vue, le suspect mis en examen a reconnu avoir vendu des gilets pare-balles à un complice, déjà mis en examen et écroué dans cette affaire, a expliqué une source proche du dossier. Il nie en revanche avoir eu connaissance de la destination finale des gilets, précise cette source.
Un attentat évité de justesse
Sid Ahmed Ghlam, un jeune étudiant algérien déjà repéré pour sa radicalisation, avait été arrêté le 19 avril, après avoir lui-même appelé le Samu parce qu'il était blessé par balle. Ce scénario fortuit avait permis d'éviter un carnage. Le jeune homme est soupçonné d'avoir voulu prendre pour cible une église de Villejuif et d'avoir tué sur son passage une professeure de fitness, Aurélie Châtelain, dans sa voiture.
Dans sa voiture et dans sa chambre étudiante à Paris, les policiers avaient retrouvé quatre fusils kalachnikov et autant de gilets pare-balles, un pistolet et un revolver. Des échanges informatiques révélaient des instructions, manifestement d'un commanditaire en zone irako-syrienne pour "trouver une bonne église avec du monde", la présence possible de complices, le projet d'actions simultanées.
Mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste de nature criminelle, ce suspect de 35 ans a demandé un débat différé sur son placement en détention provisoire. Il a été écroué dans l'attente de ce débat.
