Jeudi soir, le chef de l'équipage qui était stationné sur les Champs-Elysées n'a rien pu faire pour empêcher l'attaque terroriste. Agé de 44 ans, ce brigadier a livré "un récit circonstancié, bluffant de sérénité et de recul" sur ce qu'il s'est passé, explique ce lundi Le Parisien alors que des membres de l'unité de Xavier Jugelé, mort lors de l'attentat, étaient reçus ce lundi au ministère de l'Intérieur.

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Le soir du drame, tout est allé très vite. Le terroriste, Karim Cheurfi, "s'est présenté face au conducteur, ne lui laissant aucune chance, a précisé le fonctionnaire de police. L'assaillant a fait le tour du véhicule et ouvert directement le feu de nouveau sur nous. J'avais donné l'ordre à chacun de sortir. Si on avait été à l'intérieur, on serait tous morts. Le terroriste a pensé que nous étions plus haut sur l'avenue. Pour ma part, j'ai vidé mon chargeur".

Hommage national mardi

Dans l'attaque, deux autres policiers ont été blessés, dont l'un grièvement d'une balle dans le bassin. Le tueur, un Français de 39 ans, originaire de Seine-Saint-Denis et résidant à Chelles (Seine-et-Marne), était bien connu de la police et de la justice. Il avait passé 14 ans en prison, période durant laquelle il n'avait "pas présenté de signes de radicalisation", a expliqué le procureur de Paris, François Molins.

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Mardi, une cérémonie d'hommage national doit se tenir à 11 heures à la Préfecture de police de Paris, en présence du chef de l'Etat, François Hollande, et des deux finalistes de la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.