"Nous regarderons ce qui n'a pas marché, et là où ça n'a pas marché, il y aura à la fois des rectifications, mais en même temps des sanctions", a promis Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur était l'invité ce dimanche de BFMTV. Il assure que les conséquences seront tirées après l'enquête administrative sur les conditions de la remise en liberté d'Ahmed Hanachi, la veille de son attaque à Marseille.

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Cette enquête, dont les conclusions devraient être rendues mardi, vise à faire la lumière sur une éventuelle défaillance lorsque, après avoir interpellé Ahmed Hanachile vendredi précédent à Lyon, suite à un vol à l'étalage, il avait été placé en garde à vue puis remis en liberté le lendemain, veille de l'attaque.

Des liens flous avec Daech

Le parquet de Lyon avait classé sans suite l'enquête pour vol visant le Tunisien de 29 ans en situation irrégulière et, ensuite, les autorités préfectorales locales n'avaient "pas été en mesure de prendre une mesure d'éloignement à son encontre", selon le procureur de Paris François Molins.

"Je peux vous dire que ça va être pour moi une préoccupation essentielle que de regarder tous les dysfonctionnements et d'y mettre fin", a assuré Gérard Collomb.

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L'attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste Daech, mais les enquêteurs s'interrogent depuis sur les liens entre l'assaillant, qui a été abattu, et le groupe terroriste. "Je ne sais pas si le lien est direct, c'est l'enquête qui le montrera. Mais en tout cas que [Daech] l'ait inspiré idéologiquement, oui", a déjà estimé le ministre de l'Intérieur.