"Un sursaut patriotique", justifie le colonel de Lapresle dans les colonnes du Figaro. D'après le journal, les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo et l'hyper-casher en janvier dernier ont eu un effet net au sein de l'armée de terre. Dans les bureaux de recrutement comme sur le site sengager.fr, les candidatures spontanées ont afflué ces derniers mois. Alors qu'en 2014, 120 000 candidats avaient postulé, fin 2015, le nombre devrait atteindre 170 000, selon les services de recrutement interrogés par Le Figaro.

Alors que les objectifs de recrutement ont été augmentés (15 000 au lieu de 10 000), le colonel Éric de Lapresle, chef du bureau marketing et communication de recrutement de l'armée de terre explique qu'ils sont "déjà presque atteints, avec plus de 12 000 engagés". "Les engagements effectifs ne sont pas plus faciles mais il est manifeste que l'intérêt pour l'armée et le recrutement a été porté par l'effet des attentats", commentent de nombreux gradés dans le quotidien.

Des profils variés et inattendus

La nouveauté pour l'armée de terre, c'est que l'horizon des profils est de plus en plus large. Diplômés ou sans qualification affluent, mais il faut également compter avec des profils "sortis des critères de recrutement", selon le colonel de Lapresle. Il s'agit "des gens de trente ou quarante ans qui veulent s'engager pour donner un coup de main" explique-t-il. Une bonne nouvelle pour l'armée de terre, alors que les besoins ne cessent d'augmenter du fait du renforcement du plan Vigipirate.