Le tabassage par des policiers de Michel Zecler, un producteur de musique noir le 21 novembre à Paris ? "Ce sont des comportements de délinquants", a estimé ce dimanche Frédéric Veaux, le directeur général de la Police nationale, dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Les policiers doivent avoir un comportement irréprochable. Et c'est le cas de la quasi-totalité d'entre eux. Ce sont ceux-là, qui travaillent de manière professionnelle, honnête, responsable, qui vont avoir à subir les conséquences de tels comportements", a déploré Frédéric Veaux, se déclarant "scandalisé" par cette affaire. "Vous pouvez faire confiance à la Police nationale pour que ces événements soient traités avec la plus extrême sévérité une fois les responsabilités établies", a assuré Frédéric Veaux. "En 2020, 39 policiers ont été exclus de la Police nationale, 34 en 2019. Ces chiffres tordent le cou à la rumeur d'une police laxiste envers les siens", a-t-il rappelé.

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Au total quatre policiers, suspendus depuis jeudi de leurs fonctions, ont été placés en garde à vue vendredi après-midi dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Leur garde à vue a été prolongée samedi de 24 heures.

Trois policiers, au coeur de la scène qui a fait scandale, sont notamment entendus pour "violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste". Le quatrième policier en garde à vue est soupçonné d'avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio de musique.