Le ministre de la Culture Franck Riester a estimé ce jeudi qu'une oeuvre, "si grande soit-elle, n'excuse pas les éventuelles fautes de son auteur", alors que le réalisateur Roman Polanski est visé par une nouvelle accusation de viol, de la part d'une photographe française.

"Le talent n'est pas une circonstance atténuante ; le génie, pas une garantie d'impunité", a insisté Franck Riester - sans jamais nommer le réalisateur franco-polonais - tout en mettant en garde contre le "tribunal de l'opinion", dans un discours tenu ce jeudi à Paris lors des Assises de la parité et de la diversité au cinéma.

Des faits qui se sont déroulés en 1975

Le réalisateur, dont le dernier film J'accuse est sorti en salle mercredi, est mis en cause par la photographe et ancienne mannequin, Valentine Monnier, de l'avoir violée en 1975. "Ce fut d'une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad (Suisse). Il me frappa, roua de coups jusqu'à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes", s'est elle confiée dans une interview au Parisien, affirmant vouloir rendre les faits, prescrits, publics, en raison de la sortie du film qui porte sur une erreur judiciaire.