La lycéenne Mila a retrouvé un établissement dans lequel elle pourra être scolarisée. Le ministre de l'Éducation a confirmé ce jeudi que la lycéenne menacée de mort pour avoir critiqué l'islam dans une vidéo postée sur Instagram allait pouvoir reprendre le chemin de l'école.

"Je dois bienveillance et protection à tous les élèves de notre pays. Pour la rescolarisation, la solution est trouvée, en lien avec sa famille", a-t-il déclaré au Dauphiné Libéré, ajoutant vouloir "être très clair sur la défense de cette jeune fille". "Je condamne toute forme de retour insidieux d'un délit de blasphème qui n'existe plus dans notre droit depuis 1881", a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien régional.

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Mila, une lycéenne iséroise de 16 ans dont les virulentes critiques de l'islam ont été massivement relayées, a été inondée de menaces sur les réseaux sociaux. Au point que l'adolescente et sa famille ont été placés sous protection policière avait annoncé Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.

"Droit au blasphème"

Quinze jours après la publication de sa vidéo controversée, suivie d'une vague de menaces de mort et de viol, la lycéenne n'avait pas pu réintégrer son établissement de Villefontaine où ses attaques avaient provoqué l'indignation d'une partie des élèves. Elle se retrouvait sans affectation scolaire, dans l'attente d'une solution du rectorat.

Mila a assuré lundi sur TMC ne "pas regretter" ses propos, revendiquant son "droit au blasphème". "Je ne regrette absolument pas mes propos, c'était vraiment ma pensée", a déclaré la jeune fille sur le plateau de l'émission Quotidien.

"Je m'excuse un petit peu pour les personnes que j'ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix et je n'ai jamais voulu viser des êtres humains, j'ai voulu blasphémer, j'ai voulu parler d'une religion, dire ce que j'en pensais", a-t-elle cependant précisé.