Deux militantes Femen ont forcé dimanche le dispositif de sécurité au passage du cortège officiel des commémorations du 11 novembre 1918 à Paris, au moment où la voiture du président américain Donald Trump descendait les Champs-Elysées.
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Seins nus sur lesquels était écrit "Fake Peacemaker" ("faiseur de paix hypocrite"), les deux militantes ont sauté les barrières de sécurité au moment où la voiture du locataire de la Maison blanche, surnommée "The Beast", passait devant le public peu avant 11 heures. Elles ont été aussitôt interpellées par les forces de sécurité sur place. La veille, trois militantes Femen s'étaient brièvement exposées seins nus sous l'Arc de Triomphe.
Le président américain était dans un convoi distinct de celui utilisé par les près de 70 chefs d'État et de gouvernement venus assister aux commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale. Interrogé sur l'incident, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a assuré peu après que "la sécurité du cortège et du président des États-Unis n'a été en rien menacée".
Une Femen parmi les photographes
Avant cet incident, une militante des Femen s'était introduite, plusieurs heures avant la cérémonie de commémoration de l'Armistice, parmi des photographes accrédités pour couvrir l'événement près de l'Arc de triomphe. Selon plusieurs des photographes accrédités, la jeune femme portait un badge de presse au nom d'une autre photographe, connue de ceux-ci et absente de la manifestation. Elle était également équipée d'un appareil photo argentique, alors que les photographes de presse sont tous équipés d'appareils numériques.
Après un contrôle d'identité, la jeune femme a été extraite du groupe par des membres des forces de l'ordre. Plusieurs des photographes disent l'avoir ensuite reconnue comme l'une des trois Femen arrêtées par la police au passage du cortège des chefs d'Etat et de gouvernement se rendant à la cérémonie de commémoration du centenaire de l'Armistice de la Grande Guerre.