Luc Montagnier, qui a obtenu aujourd'hui le prix Nobel de médecine pour la découverte du rétrovirus du sida, a expliqué à l'AFP que sa "première réaction" a été "de penser à tous les malades du sida et tous ceux qui sont toujours en vie et qui se battent contre la maladie". En marge d'une conférence internationale à Abidjan, il a tenu à rappeler sa solidarité avec les patients. "Je suis toujours à leur côté, les chercheurs doivent continuer à travailler parce que le sida n'est pas guéri. On le voit ici en Afrique, le sida est toujours là et donc le combat continue".

25 années se sont écoulées entre la découverte du virus et l'attribution de ce prix. "Mieux vaut tard que jamais, a réagi le chercheur. (...) Cela aurait été un peu curieux qu'ils ne s'intéressent pas à cette maladie qui est quand même un fléau mondial".

A 76 ans, Luc Montagnier entend poursuivre son combat. "Mon travail de recherche, à l'heure actuelle, c'est de trouver des traitements complémentaires qui vont permettre d'éradiquer l'infection afin que les patients soient traités dans un temps assez court et ensuite soient guéris, c'est-à-dire que leur système immunitaire contrôle l'infection". Selon lui, ce traitement sera "possible grâce à un vaccin thérapeutique et non un vaccin préventif", dont les résultats pourront être publiés d'ici à "trois ou quatre ans" s'il dispose de moyens financiers.