Répétitifs, addictifs, violents, misogynes... Au fil des ans, les critiques adressées aux jeux vidéo restent identiques. Les effets positifs de ce passe-temps demeurent, en revanche, peu connus. A tort. Certaines études l'affirment : manette en main, nous avons tendance à doper notre créativité, à améliorer notre vision périphérique ou à accroître notre aptitude à effectuer plusieurs tâches en même temps. Les experts de l'armée américaine s'intéressent même au sens tactique des gamers, car ils y voient un modèle pour éduquer leur future intelligence artificielle militaire !
LIRE AUSSI : Evasion, sérénité, lien social : quand les jeux vidéo nous aident à mieux vivre le confinement
Mais l'effet le plus utile des jeux, en cette période de confinement, reste sans doute leur capacité à nous faire voyager. Grâce à leurs moteurs 3D, ils simulent avec un niveau de détails invraisemblable n'importe quel environnement, qu'il s'agisse d'une forêt luxuriante ou d'une planète inconnue. Et se promener dans ces univers de pixels a des effets bien réels sur notre cerveau.
Marche, courir, observer
Une étude parue en 2018 dans la revue Ecopsychology le confirme : les espaces de pixels les plus plébiscités par les joueurs correspondent à ceux dans lesquels le pourcentage de végétation est le plus élevé ! Comme si les balades virtuelles venaient combler - en partie - notre besoin de nature.
Certains jeux sont d'ailleurs bâtis sur ce principe. Productions modestes comme Journey ou blockbusters au budget pharaonique tel Death Stranding, ils proposent essentiellement aux joueurs de marcher, courir, observer... Et dans ces mondes sur écran, la distance n'a parfois plus de limites. Un joueur de Minecraft vient récemment de recréer virtuellement notre bonne vieille Terre à l'échelle 1:1. Un nouvel espace à conquérir, le temps d'une épidémie.
