Dans le cadre de la fête de la science diriez-vous que la biologie molléculaire est à la fête?

Mon domaine de recherche, n'est ni plus ni moins à la fête qu'auparavant. La science c'est toujours une fête. C'est un métier de passionnés. Bien sûr, nous voudrions une vie plus facile en ce qui concerne la pratique du métier.Toutefois, la fête de la science présente l'avantage d'inciter la communauté scientifique à communiquer. C'est en ce sens que cet événement est une fête.

Qu'entendez-vous par une "une vie plus facile"?

Financièrement parlant, nous sommes moins bien payés que nos collègues de l'étranger. Je ne suis pas malheureux pour autant. Par contre pour les jeunes qui choisissent aujourd'hui de faire de la recherche, c'est plus difficile: les salaires à l'entrée ne sont pas attractifs et la formation demandée est longue. Il n'y a pas de motivation financière dans le choix de la recherche. Les jeunes préfèrent désormais se tourner vers des filières économiques plus attractives financièrement.

Sur quoi communique la communauté scientifique?

Ces dernières années la communauté scientifique a perdue l'image prestigieuse dont elle jouissait durant les trente glorieuses. Aujourd'hui le public a tendance à être défiant vis-à-vis de cette communauté. Cette défiance est notamment liée aux débats sur les OGM et aux questions que suscite le nucléaire. Il faut donc expliquer aux gens ce que l'on fait afin de leur montrer que les scientifiques sont des gens de bonne foi. Il va sans dire que les enjeux scientifiques de demain sont très importants.

Quels sont les enjeux de demain en biologie moléculaire?

Au cours des 20 dernières années nous sommes concentrer sur le détail du système moléculaire vivant (organismes vivants, écosystème). A l'avenir, nous tenterons de comprendre le fonctionnement du système vivant d'une façon plus globale en réalisant un zoom arrière.