Les Franciliens n'en peuvent plus. Ce vendredi, au troisième jour du pic de pollution aux particules fines, des restrictions de circulation sont imposées aux poids lourds et la vitesse est réduite de 20km/h pour tous les véhicules. Une mesure également valable dans le Nord-Pas-de-Calais, autre région fortement touchée.
Toux, mal à la gorge, yeux qui piquent... Les habitants de Paris et sa banlieue commencent à ressentir les effets sur leurs organismes. Sur Twitter, beaucoup se plaignent et demandent que des mesures soient prises afin de stopper cet épisode.
Les internautes s'en prennent directement à la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal qui, selon eux, tarde à prendre des décisions. Certains déplorent carrément son absence dans ce dossier.
Alors que la ministre ne souhaite pas, pour l'instant, mettre en place la circulation alternée évoquant "une mesure privative de liberté", Anne Hidalgo est montée au créneau. La maire de Paris demande à l'Etat de prendre au plus vite des mesures d'urgence. Pour certains, l'intervention de François Hollande devient nécessaire.
L'inquiétude des habitants est d'autant plus forte que dimanche se tiendra à Paris le traditionnel marathon. Courir 42km dans ces conditions, une tâche impossible pour une poignée de sportifs.
Malgré tout, certains préfèrent en rire.
Mais que les coureurs se rassurent, une amélioration est prévue pour samedi. "Nous prévoyons une amélioration de la qualité de l'air pour samedi, sans dépassement du seuil d'information grâce à des conditions météorologiques plus favorables à la dispersion des polluants", a indiqué Airparif, chargé de la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France.
Vendredi après-midi, le vent doit se renforcer et de légères précipitations dans la nuit de vendredi à samedi devraient encore faire baisser le niveau de particules, ces micro-poussières en suspension, ajoute cette même source.
