Les microparticules de plastiques sont partout. Sur le fond des océans, jusqu'aux sommets les plus hauts de la planète, et dans notre organisme. Nous savons que nous ingurgitons des microparticules, et que nous pouvons même en respirer. Mais leur impact sur notre santé est peu connu relève le Guardian.

Mais il est difficile d'isoler de tels fragments minuscules, une nouvelle technique mise au point par des chercheurs américains permet aujourd'hui de mieux connaître cette présence plastique dans l'organisme. Selon ces scientifiques, dont les travaux sont présentés lundi lors d'une réunion de l'American Chemical Society, leur technique permettrait à d'autres chercheurs de déterminer les niveaux de contamination des organes humains dans le monde.

Préoccupant

La méthode développée permet aux chercheurs d'identifier des dizaines de types de plastique, dont le polyéthylène téréphtalate (PET) utilisé dans les bouteilles de boissons en plastique et le polyéthylène utilisé dans les sacs en plastique.

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"Nous ne voulons pas être alarmistes, mais il est préoccupant que ces matériaux non biodégradables qui sont présents partout [puissent] entrer et s'accumuler dans les tissus humains, et nous ne connaissons pas les effets possibles sur la santé", s'inquiète Varun Kelkar, de l'Université d'Arizona, et membre de l'équipe de recherche.

Base de données partagée

La nouvelle méthodologie développée par l'équipe pour extraire les plastiques des tissus et les analyser sera partagée en ligne afin que d'autres chercheurs puissent rapporter leurs résultats de manière standardisée. "Cette ressource partagée aidera à construire une base de données sur l'exposition au plastique afin que nous puissions comparer les expositions dans des organes et des groupes de personnes dans le temps et dans l'espace géographique", a expliqué Rolf Halden de l'Université d'Arizona.