L'objectif est (presque) atteint. Donateurs publics et privés se sont engagés jeudi à apporter 14 milliards de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. "On y est", a lancé Emmanuel Macron depuis Lyon, en affirmant que le solde devrait pouvoir être levé dans les semaines à venir.
Les organisateurs avaient fixé à 14 milliards de dollars le montant à recueillir pour pouvoir espérer éradiquer ces trois maladies, responsables de trois millions de décès chaque année, à l'horizon 2030. Dans le détail, les promesses de dons s'élèvent à 13,92 milliards de dollars, mais Emmanuel Macron s'est engagé à ajouter rapidement 100 millions qui restent toutefois à trouver auprès de donateurs dont il juge la contribution trop modeste, afin de dépasser cette barre des 14 milliards de dollars.
La France augmente fortement sa contribution
Emmanuel Macron avait mis la pression sur plusieurs gouvernements, jeudi, pour réunir les 14 milliards de dollars nécessaires. "Je ne laisserai personne sortir de cette pièce ou quitter Lyon tant que les 14 milliards n'auront pas été obtenus", avait lancé le président depuis la tribune de la conférence de refinancement du Fonds mondial de lutte contre ces maladies, qui a rassemblé 700 participants depuis mercredi à Lyon.
Pour atteindre cette somme, contre 12,2 milliards de dollars lors de la dernière conférence, un effort sensible a été demandé aux pays les plus riches. Emmanuel Macron a tout particulièrement sollicité les Emirats Arabes Unis, le Qatar et l'Arabie saoudite.
Après les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou le Canada, la France, historiquement le deuxième contributeur, a annoncé pour sa part une hausse de 20% de sa contribution, au lieu de 15% prévus initialement, afin de boucler le budget projeté. Sa contribution, stable à 1,08 milliard d'euros depuis 2010, devrait donc augmenter de 222 millions d'euros.
