L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) étudie depuis 2011 la dangerosité des implants à enveloppe texturée, qui représentent tout de même 85% du marché français, contre 15% pour les implants à enveloppe lisse.
Ces implants sont suspectés d'augmenter le risque de lymphomes anaplasiques à grandes cellules, un cancer du système lympathique relativement rare.
Appel à candidatures
Dans un communiqué publié ce mercredi, l'ANSM lance un appel à candidatures pour les personnes qui souhaitent témoigner auprès d'un comité d'experts, qui sera réunit les 7 et 8 février prochains.
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"Tout citoyen, représentant les patients ou non", mais aussi les professionnels de santé, les chercheurs et les entreprises qui commercialisent des prothèses mammaires, peuvent demander à être auditionnés afin que l'Agence puisse "bénéficier d'un éclairage global sur l'utilisation de ces implants". L'ANSM rendra ensuite son avis "dans les semaines qui suivront l'avis" du comité d'experts, a-t-elle indiqué à l'AFP.
53 cancers recensés
Les premiers cas de lymphomes liés à des implants mammaires ont été signalés en 2011, ce qui a motivé la mise en place d'un dispositif de surveillance. Un comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) a ainsi été formé en 2015. Sur 500 000 femmes porteuses d'implants en France, 53 cas de cancers ont été recensés et concernent en majorité des implants à enveloppe texturée.
En attente d'une décision, l'ANSM recommande aux chirurgiens "d'utiliser de préférence des implants mammaires à enveloppe lisse" et rappelle que les praticiens doivent informer les patientes avant toute pose d'implants mammaires des risques qu'elles encourent.
