C'est une première. Avec la publication d'un arrêté au Journal Officiel, jeudi, le gouvernement reconnaît désormais l'allergologie comme une spécialité médicale à part entière. Le syndicat français des allergologues (Syfal) s'est félicité de cette décision.
LIRE AUSSI >> Allergies alimentaires chez l'enfant: comment la reconnaître et vivre avec?
Pour la première fois, les internes en médecine pourront donc se spécialiser en allergologie, le gouvernement prévoyant que trente étudiants puissent être formés au cours de l'année 2017-2018.
18 millions de Français allergiques
Il s'agissait d'une "nécessité pour une pathologie qui touche aujourd'hui 18 millions de Français", écrit le Syfal dans un communiqué. Sa non-prise en charge, "notamment en raison du manque de professionnels, accroît son risque de sévérité et représente un coût important pour la collectivité", ajoute-t-il.
LIRE AUSSI >> Allergènes: les petits commerces ne respectent pas l'obligation d'information
Et pourtant, la France ne compte actuellement que quelque 1200 allergologues: des médecins généralistes, pneumologues ou encore dermatologues, qui ont suivi une formation complémentaire de deux ans pour se "sur-spécialiser".
Le réchauffement climatique et la pollution en cause
En 1970, seuls 2 à 3% des Français étaient allergiques selon les chiffres de l'association Asthme et Allergies contre 30% actuellement. Une part importante de la population, qui devrait encore s'accroître.
L'Organisation mondiale de la santé estime ainsi que, d'ici à 2050, la moitié de la population occidentale sera touchée. Notamment à cause du réchauffement climatique et de la pollution.
