L'Union européenne va "immédiatement procéder à une vérification" de l'efficacité des contrôles anti Ebola mis en place dans les aéroports des trois pays africains touchés par l'épidémie, a annoncé jeudi le commissaire européen à la Santé, Tonio Borg, à l'issue d'une réunion ministérielle à Bruxelles. Il s'agit du Liberia, de la Guinée et de la Sierra Leone.

Cet audit sera mené en coopération avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le but de renforcer les contrôles si nécessaire, et de permettre une meilleure traçabilité dans l'Union européenne de possibles porteurs du virus, a précisé Tonio Borg.

Mercredi, la Commission avait souligné qu'elle ne recommandait pas la mise en place de contrôles des passagers à l'arrivée. Ce que font la Grande-Bretagne et bientôt la France, comme l'a annoncé l'Elysée. "Ce qui est absolument essentiel, ce sont les contrôles au départ", selon un responsable de la Commission. "Le vrai champ de bataille contre Ebola est et reste l'Afrique de l'Ouest", insiste aussi un expert européen.

"Garder les traces de tous les mouvements"

Renforcer les contrôles au départ et assurer l'échange des informations collectées à l'occasion auprès des passagers peut permettre "de garder les traces de tous les mouvements" des voyageurs en provenance de l'épicentre de l'épidémie, a souligné la ministre italienne de la Santé, Béatrice Lorenzin, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

Aucun consensus ne s'est par contre dégagé pour la mise en place de contrôles aux points d'entrée dans l'UE, comme Londres et Paris ont décidé d'en instaurer.

Seul autre pays avec la France à assurer des vols directs avec la région touchée en Afrique, la Belgique a seulement indiqué qu'elle examinerait l'opportunité de suivre l'exemple français.