Communication commune face à Ebola. Lors d'un entretien téléphonique, François Hollande et Barack Obama "ont souhaité une mobilisation accrue de la communauté internationale et de l'Union européenne, en étroite coordination avec les Nations unies, l'OMS et les pays concernés" pour lutter contre l'épidémie, selon un communiqué de l'Elysée.

Le président français a par ailleurs confirmé que "la France réfléchissait à la mise en place de contrôles à l'arrivée des vols en provenance de la zone touchée par le virus" en Afrique de l'Ouest.

Il a indiqué également qu'elle "répondrait favorablement à la demande guinéenne de construction de nouveaux centres de traitement anti-Ebola, en plus de celui en cours de déploiement à Macenta, en Guinée forestière".

4000 morts

La ministre de la Santé Marisol Touraine avait indiqué dans l'après-midi que le gouvernement français réfléchissait "à l'éventualité d'un développement des contrôles à l'arrivée des vols directs de Conakry", à l'issue d'une réunion à l'Elysée autour du chef de l'Etat avec le Premier ministre Manuel Valls et six membres du gouvernement. Elle avait aussi fait état de l'envoi de nouveaux moyens humains et matériels en Afrique de l'Ouest.

Ebola a fait plus de 4000 morts sur quelque 7400 cas recensés dans sept pays, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

A ce jour, seule une infirmière de Médecins sans Frontières a été soignée en France pour le virus Ebola. Elle avait contracté la maladie au Liberia et est désormais guérie.

Les autorités américaines ont pour leur part indiqué qu'elles allaient "repenser" leur approche d'Ebola après l'infection d'une femme au Texas (sud) qui avait soigné un patient atteint du virus et décédé mercredi dernier.