Nez qui coule, toux, maux de gorge, éternuements, les symptômes printaniers bien connus des personnes allergiques aux pollens rencontrent cette année ceux, quasi-similaires, du variant Omicron du Covid-19, majoritaire en France depuis le mois de janvier. Et alors qu'un Français sur quatre est allergique aux pollens, le nombre de cas de contaminations au Covid-19 ne cesse d'augmenter, avec 169 311 cas recensés ces dernières 24 heures. Difficile donc, à première vue, de savoir vers quel diagnostic se tourner.

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Pourtant, Chantal Locher, allergologue à Paris, rappelle des différences notables : "Les courbatures et la fièvre ne constituent pas les symptômes d'une allergie aux pollens". De même, la fatigue, parfois présente chez les personnes allergiques, est "bien moins intense que celle accompagnant le Covid-19". Au contraire, le palais qui gratte et les yeux qui piquent doivent immédiatement faire penser à une allergie.

Les antécédents pour l'allergie, le test pour le Covid

"Les allergies aux pollens interviennent chaque année à peu près au même moment de l'année", explique Chantal Locher, "ce qui permet à une personne habituée de reconnaître sans trop de mal les symptômes habituels". Sans compter que les pollens venant de l'extérieur, l'intensité des symptômes évolue au cours de la journée, quand ceux du Covid-19 sont continus dans le temps. "Si malgré tout le doute persiste, faire un test reste la meilleure solution pour être fixé", conseille l'allergologue. Et pour les malchanceux, notons que les traitements contre les allergies sont tout à fait compatibles avec ceux contre le Covid-19.