Des débats "animés", une poignée de main crispée avec le président américain et une tentative de bain de foule. Le programme d'Emmanuel Macron au G7, vendredi et samedi, a été plutôt agité.

Avant de regagner la France, le président s'est essayé au bain de foule, dans les rues de Taormina, le village de Sicile (Italie) qui accueillait les dirigeants, samedi. Mais avec la menace terroriste, et son nouveau statut de chef de l'Etat, Emmanuel Macron s'est plutôt trouvé au milieu d'une escorte de gardes du corps que face aux Italiens, raconte FranceTvInfo, ce dimanche.

Visiblement amusé par ce dispositif de sécurité hors norme, le nouveau locataire de l'Elysée en a plaisanté, en reprenant les mots de l'ancien président Jacques Chirac. "Do you want me to take my plane?", a-t-il glissé, tout sourire.

"This is a provocation"

La phrase "Do you want me to go back to my plane?", avait été prononcée en 1996 par Jacques Chirac. Le président d'alors est en visite à Jérusalem. Là, lors de sa traversée de la vieille ville, la foule est dense, oppressante par moment, les gardes su corps qui l'escortent sont nerveux et assez violents avec les badauds. "Pas facile de visiter la vieille ville de Jérusalem entouré d'un rempart de militaires et de sécurité israélien surexcité", racontait à l'époque le journaliste de France 2.

"Je commence à en avoir assez, lance le président passablement énervé, avant d'enchaîner en anglais. "What do you want? Do you want me to take my plane? To go back to France? Is that what you want? This is provocation! There is no danger, no problem! This not a method! This is a provocation"

Un incident qui avait conduit Benjamin Netanyahu a présenter des excuses à Jacques Chirac. "L'incident est clos" avait alors ajouté le président français.