Georges Tron, maire UMP de Draveil (Essonne) blanchi par la justice dans une affaire de viols en 2011, a démenti lundi être l'auteur d'un ouvrage comportant des récits de violences sexuelles, signé de son nom et dont des extraits ont été diffusés dans la commune.
"Je ne suis pas l'auteur de cet ouvrage et ne peut qu'être surpris qu'une personne porte le même nom et le même prénom que moi alors que je ne connais aucun homonyme", a indiqué Georges Tron dans un communiqué, qui a demandé à ses avocats "d'envisager toutes les procédures" devant la justice.
Georges Tron accuse Philippe Olivier
Selon l'ex-secrétaire d'Etat à la Fonction publique, qui brigue un quatrième mandat à la tête de Draveil, cet ouvrage intitulé Le miroir truqué et publié en 2008 par l'éditeur "Société des écrivains" par un auteur signant Georges Tron, relate "des scènes de violences particulièrement crues". "La Société des Ecrivains a confirmé qu'il n'y avait aucun rapport entre moi et ce livre", a commenté Georges Tron.
L'élu a dénoncé la diffusion anonyme de pages photocopiées de ce récit à Draveil. Des "envois anonymes" qu'il attribue cependant à l'entourage de Philippe Olivier, à la tête de la liste 100% Draveil, l'un de ses adversaires lors des prochaines élections municipales.
Accusé de viols et d'agressions sexuelles par deux anciennes employées de sa mairie, Georges Tron a bénéficié le 10 décembre 2013 d'un non-lieu par les magistrats en charge de ce dossier, épilogue d'une procédure longue d'environ deux ans et demi. A de nombreuses reprises, M. Tron a accusé Philippe Olivier, époux de Marie-Caroline Le Pen, d'être à l'origine de ses déboires judiciaires.
