Près d'un an après l'attentat du 14 juillet 2016 qui a endeuillé la ville, Christian Estrosi, le maire LR de Nice s'est dit marqué par "des cicatrices irréversibles, comme chacun". Convié dimanche sur le plateau de BFMTV, l'ancien président de la région Paca a expliqué qu'il n'y aurait de feu d'artifice "ni à Nice, ni dans la région" le 14 juillet. Les festivités sont décalées au lendemain.

Un "devoir de mémoire"

"Ce 14 juillet doit être le moment du devoir de mémoire, de l'hommage", a justifié Christian Estrosi. Les présidents Macron, Hollande et Sarkozy rendront à ses côtés pour un hommage solennel sur la Promenade des Anglais, où un djihadiste au volant d'un camion-bélier avait fauché 86 vies et blessé 400 personnes.

L'édile a déclaré qu'il souhaitait la fin officielle de l'état d'urgence qui, d'après lui, freine le tourisme et les investissements étrangers. "J'ai toujours réclamé que nous ne soyons pas en situation d'état d'urgence, mais que nous fassions entrer dans notre droit des mesures pour pérenniser ce que permet l'état d'urgence." Le projet de loi, prévoyant d'intégrer des dispositions de ce régime d'exception dans le droit commun, a suscité la fronde des défenseurs des libertés publiques.

En raison de ces commémorations, Christian Estrosi ne participera pas au bureau politique du parti Les Républicains, prévu ce mardi.