Même pas mal. Marine Le Pen a relativisé cette semaine l'échec du FN à constituer un groupe parlementaire à Bruxelles. "Si nous n'y parvenons pas pour cette première session de juillet, nous y parviendrons dans une semaine, un mois ou deux", a lancé la présidente du Front national qui avait pourtant déjà assuré en mai "avoir la certitude" d'avoir un groupe pour la session de juillet.



Des postes inaccessibles

Si Marine Le Pen a raison -elle peut en effet constituer un groupe à tout moment de la mandature dès lors qu'elle rassemble 25 eurodéputés issus de sept pays différents - son échec initial n'est pas sans conséquence pour le Front. En effet, le fait de ne pas avoir de groupe parlementaire dès le début de la mandature empêchera aux eurodéputés FN d'avoir accès à des postes de vice-présidents du Parlement européen ainsi que de présidents ou vice-présidents de commissions. Ces postes sont répartis en fonction des groupes et ne sont pas redistribués au cours du mandat. Ce handicap persistera donc dans l'hypothèse où Marine Le Pen arriverait finalement à constituer un groupe, comme elle le promet.

Des ressources financières en moins

Autre désavantage à ne pas avoir réussi à le constituer immédiatement: l'argent. Les ressources financières dont disposent les députés pour le bon fonctionnement de leur travail (59,8 millions d'euros en 2014) sont allouées mensuellement. Or, un eurodéputé non-inscrit touche une dotation 40% inférieure à celui d'un député inscrit dans un groupe. Plus les élus FN tarderont à être inscrits, plus le manque à gagner sera élevé pour eux.