Une énième provocation ou des déclarations sincères? Dans les colonnes du Parisien, ce vendredi, le président déchu du FN Jean-Marie Le Pen tend la main, une nouvelle fois, à sa fille Marine Le Pen qui l'a éconduit du parti après avoir réitérés ses propos sur les chambres à gaz et le maréchal Pétain, en avril 2015. Il lui tend la main, et lui fait main une petite déclaration d'amour.

"J'attendrai"

"Je t'aime quand même, malgré toutes tes indignités", explique-t-il ainsi au quotidien. "Dans un certains nombre de religions, le parricide est considéré comme impardonnable. Ce n'est pas mon cas. J'ai souvent été amener à pardonner", ajoute-t-il en citant la chanson "J'attendrai" de Dalida pour appuyer ses propos. Un titre dans lequel la chanteuse explique qu'elle attendra "le jour et la nuit [...] toujours ton retour". Le message, un brin condescendant - Jean-Marie Le Pen n'évoque à aucun moment faire acte de contrition - est limpide.

Cela suffira-t-il à réchauffer le climat entre Jean-Marie Le Pen et sa fille? Pas sûr tant Marine Le Pen, l'actuelle présidente du Front national, tient à présenter un visage impeccable pour son parti, loin des dérapages de son père.

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En outre, depuis que le divorce est consommé entre le père et la fille, ils ne se parlent presque plus explique le quotidien. Le "Menhir" ne l'a même pas invitée en juin pour célébrer son 88e anniversaire. Pas plus qu'il ne lui a fait signe, en août, pour son anniversaire. Malgré les petits mots doux, les relations sont toujours aussi glaciales.