Est-ce facile pour un maire UMP de critiquer un projet du gouvernement ?
Je n'ai jamais ciré les pompes, on me surnomme même "poil à gratter"! Je soutiens la majorité présidentielle la plupart du temps, mais quand j'estime que cela est nécessaire, j'exprime mon désaccord. De la même manière, si je pense que l'opposition a de bonnes idées, je le dis.
Etes-vous parvenus à un accord entre tous les maires concernés ?
Nous avons déjà trouvé une forme de consensus entre les différentes associations d'élus, et balayé la crainte d'une distorsion entre les maires des grandes villes et ceux des banlieues. Aujourd'hui, nous sommes un groupe uni, notamment autour de François Pupponi (député maire PS de Sarcelles, ndlr) qui va nous représenter au sein du Conseil financier local.
Gardez vous les mêmes positions face à la décision gouvernementale de réformer la DSU?
Oui. On ne change pas les règles du jeu en cours de partie. Prévu jusqu'en 2009, le projet Borloo doit aller à son terme. Si le gouvernement veut atteindre le seuil de 20% de logement sociaux dans les villes, il ne faut pas supprimer le critère "logement social" du mode d'attribution de la DSU! Avec cette disparition, celle du critère ZFU (zones franches urbaines) et la division par deux du critère ZUS (zones urbaine sensibles), la nouvelle réforme va pénaliser les villes les plus en difficulté.
Quelle attitude adopter pour poursuivre votre revendication ?
Rester mobilisés. Sinon, il y a la bombe atomique mais je doute que certains soient d'accord pour l'utiliser!
