Le mode de gestion sarkozyste

"Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France, et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler" déclarait-il sur Europe 1 le 7 novembre, provoquant un tollé à l'UMP.

"Nicolas Sarkozy n'est pas tant le monarque offert aux regards que le premier des courtisans, qui s'épuise dans l'art de séduire l'opinion" écrit-il dans son dernier livre, De l'esprit de cour, la malédiction française.

"Je regrette qu'au cours des derniers mois les efforts aient été trop dispersés dans des réformes tous azimuts, comme l'audiovisuel public ou le juge d'instruction, et qu'on ait privilégié une gestion dans l'urgence. Entretien accordé à La Tribune, 11 février 2009.

"L'hyperactivité n'est pas suffisante. Ce qui m'intéresse, c'est l'hyperefficacité. Il faut un président qui hiérarchise les problèmes, pas un touche-à-tout." LCi-Le Parisien, 9 janvier 2009.

"On n'attend pas de lui qu'il soit survitaminé, mais qu'il soit sage. Sur France-Inter, dans l'émission "Dimanche soir politique" avec I-Télé et Le Monde, 31 mars 2009.

"Le président de la République pense que, tout à coup, les 100 graines qu'il a jetées dans les sillons de France vont fleurir. Ce qu'il ignore, c'est qu'une addition de demi-réformes ne fait pas une réforme. Cela fait deux ans que l'analyse économique et sociale du gouvernement est erronée" se moque-t-il en mai 2009.

"Il y a des gens qui tombent dans le 'je' dès leur naissance. Il faut être capable de dire 'je', mais aussi 'nous'..." Forum de la Fnac des Ternes, 23 janvier 2010, à propos du roman qu'il vient de publier, "le Dernier Témoin".

La sécurité

"Il y a aujourd'hui sur notre drapeau une tache de honte." proclame-t-il indigné dans une tribune publiée par Le Monde le 24 août. "la surenchère sécuritaire n'a d'autre but que la provocation et la division pour assurer la conservation du pouvoir au service d'intérêts personnels".

Le voile intégral

"On appuie sur des touches, burqa, sécurité, et hop! on voit les sondages monter. Mais aucun parti politique ne peut gagner si la France perd. A un moment, il faut dire : la République, ce n'est pas cela" explique l'ancien Premier ministre le 25 mars dernier aux journalistes invités au Press Club de Paris.

L'identité nationale

Le débat sur l'identité nationale "donne le sentiment d'une République à deux vitesses". Débat dans le 18 arrondissement. "Le débat a dérapé à cause de ce terrible ministère de l'identité nationale et de l'immigration qui est une insulte à notre pays. Associer l'identité nationale et l'immigration, c'est rejeter, diviser, instrumentaliser. Questions du mercredi, France Inter-Le Monde, 15 avril 2010La burqa, la sécurité, la suppression des allocations familiales relèvent d'une politique de "boucs émissaires qui n'est pas conforme à l'intérêt de notre pays" et conduisent "à la stigmatisation, à la division et à la surenchère". dit-il déjà en avril dernier lors d'un déplacement à Dijon.

La banlieue

"On ne peut pas limiter la vie dans les quartiers à la sécurité. Il y a aussi la question sociale : le chômage." déclare-t-il à l'occasion d'une visite dans le quartier du Val Fourré à Mantes la jolie, le 1 juin dernier. "Le Président ne voit les choses qu'à travers une seule lunette qui sont les lunettes sécuritaires et ces lunettes-là ne rendent pas compte de la réalité."

L'affaire Woerth-Bettencourt

"Peut-on être à la fois ministre, a fortiori du Budget, et trésorier d'un parti?", s'interroge Dominique de Villepin invité du Talk Orange-Le Figaro, le 2 juillet. "Est-ce qu'on peut solliciter des grandes fortunes et en même temps être ministre?" " Beaucoup des scandales viennent de la confusion des pouvoirs. Cette gangrène risque de favoriser les extrêmes" prévient-il dans un entretien accordé à Libération le 3 juillet dernier.

L'échec des régionales

Deux heures après l'annonce officielle des résultats du scrutin, Villepin annonce le prochain lancement de son mouvement: "J'ai entendu le message des Français. Message de sanction quand on voit le premier parti de France, le parti majoritaire, l'UMP, arriver en second. C'est l'échec d'une stratégie, l'échec d'une politique" Club de la presse, Europe1, 25 mars 2010

Le modèle social français

"Est-ce que les Français veulent moins d'infirmières, d'enseignants, de policiers?", Le mot d'ordre de mon combat, c'est une République solidaire. Nous ne pouvons pas tourner le dos à ce pacte français". Mars 2010

La réforme

"Il y a deux miroirs aux alouettes dans le débat actuel: la rupture et la réforme tous azimuts. Ce qui compte c'est la bonne réforme (...) Il faut privilégier la réforme à coûts limités, compte tenu de nos faibles marges financières, et la réforme qui permettra d'opérer une modernisation de fond, plutôt qu'une réforme idéologique qui divise mais ne sert pas le pays. Déclare-t-il au Parisien, le 9 janvier 2009

La gestion de la crise économique

"La relance tous azimuts, les aides tous azimuts, c'est sympathique mais je crains que ce soit stérile. On est en train d'arroser le sable". Talk Orange-Le Figaro, 20 janvier 2009.

Villepin reproche au plan de relance de faire "l'impasse" sur la consommation et notamment sur la baisse de la TVA ("un impôt injuste"): "Arrêtons de distribuer des milliards qui vont finir par nous coûter très cher" (cité dans Les Echos, décembre 2008)

Le travail dominical

"Stérile et inutile" La réforme de l'audiovisuel public ? « Une régression pour les libertés publiques. » Sur France Inter, le 18 décembre 2008. (cité dans Les Echos, décembre 2008)

Le Paquet fiscal et les impôts

Le paquet fiscal qui "a été fait à contre-pied". Ce sont "15 milliards en moins pour faire les vraies réformes". Grand Jury RTL- Le Figaro-LCI, octobre 2007. "La question n'est pas 'n'augmentons pas les impôts'. C'est au contraire 'comment augmenter les impôts de façon juste'". Réitère-t-il en mars dernier (Les Echos, 26 mars 2010.

Le G20

A propos de la menace du chef de l'État de quitter le G20 si les discussions n'avancent pas, Dominique de Villepin se demande comment on peut, "à quelques jours d'intervalle, dire 'je reviens dans le commandement intégré de l'Otan parce que les absents ont toujours tort' et, la veille de la réunion du G20, envisager de s'absenter". Talk Orange-Le Figaro, 7 avril 2009

La médiatisation de la vie privée de Nicolas Sarkozy

"Je crois que la présidence de la République a perdu en concentration sur l'essentiel, à savoir le service de la France et le service des Français (...) Les hommes passent, la France reste. (...) Je suis pour moins de personnalisation, davantage de défense du bien public, davantage de défense des intérêts de la France" «Le Franc-parler» France Inter i-TÉLÉ - Le Monde 6 février 2008

L'ouverture et la diversité

"Je ne crois pas que la politique d'ouverture ait été gérée de telle façon qu'elle conduise les meilleurs au pouvoir. L'ouverture donne le sentiment de créer la diversité, mais vous n'avez pas forcément des gens qui assument leurs différences en étant au pouvoir." "Cherchez ici ou là des confettis, ça n'apporte rien !" Talk Orange-Le Figaro, 15 septembre 2009

Libertés publiques et constitution

Il faut faire le pari de "la confiance avec les Français. C'est vrai pour l'audiovisuel public: c'est une erreur de vouloir faire nommer le président de France Télévisions par l'Elysée, une erreur de vouloir supprimer le juge d'instruction sans la contrepartie d'une indépendance du parquet. Et ce serait une erreur de réduire le pouvoir d'amendement des textes de loi par les parlementaires." Le Parisien, janvier 2009.

Les test ADN pour les immigrants

"Ce type de législation n'est pas de mise dans notre pays. Notre mémoire, notre histoire nous conduit à condamner tout ce qui ressemble à ce genre d'arsenal, dans la mesure où nous avons connu les rafles." Janvier 2008. Dominique de Villepin a signé, en octobre 2007 une pétition contre ces tests.

L'entourage présidentiel

Profitant de la sortie de son livre sur Napoléon, Dominique de Villepin, qui enchaîne les interventions médiatiques, compare le chef de l'Etat à un "bourgeois gentilhomme" entouré "de béni-oui-oui, de cire-pompes et de courtisans", septembre 2007.

Clearstream et la justice

L'ancien Premier ministre s'étonne qu'on puisse"à la fois être partie civile alors qu'on est président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, qu'on peut se tenir jour après jour informé d'un dossier - y compris de ce qui n'est pas dans le dossier - et qu'on peut donner des instructions à la Chancellerie et au parquet?" 3 septembre 2007.

L'Afghanistan

La politique américaine en Afghanistan est dans l'impasse, et nous n'avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde(...) Tirons les leçons de l'Histoire et refusons les oeillères idéologiques qui font le jeu des extrémistes. Dans L'Express, 2 septembre 2009.

La France et l'Otan

Dominique de Villepin dénonce, au moment du retour de la France dans le commandement unifié de l'OTAN, "le risque d'un amoindrissement de la voix de la France". "En quoi un monde multipolaire justifie-t-il que la France revienne d'où elle est partie? Il fustige "la rupture avec l'héritage gaulliste" et "la rupture d'un consensus de la communauté internationale" qui, selon lui "s'était accoutumée à ce que la France puisse s'exprimer fortement, avec sa liberté". Réunion des amis de Villepin à l'Assemblée nationale, 1 avril 2009. "Cette décision pourrait bien avoir l'effet inverse de celui souhaité en matière de sécurité en faisant de notre pays une cible supplémentaire du terrorisme, sur notre territoire ou à l'étranger." Le Parisien 8 mars 2009

L'ouverture d'une base militaire à Abu Dhabi

"On met le doigt dans un engrenage que nous risquons de ne pas pouvoir maîtriser", s'inquiète-t-il en pointant le danger iranien (juin 2009)

L'élection de Barack Obama

L'ancien Premier ministre compare le président américain au président français. "On n'est pas vraiment dans la rupture, on est dans le vrai changement qui veut réconcilier et qui s'efforce d'écarter toute division" (novembre 2008)

Afrique

Villepin fustige la politique africaine du chef de l'Etat. Revenant sur le discours prononcé par le président au Sénégal en juillet 2007, qui se dit "blessé" par certains propos, pointe ceux "tenus à Dakar sur l'homme africain qui n'entrerait pas suffisamment dans l'avenir. 3 septembre 2007 .