Marine Le Pen tente de reprendre la main face Eric Zemmour. La candidate du Rassemblement national à la présidentielle fait tout pour se démarquer de son rival, quasi-candidat à la présidentielle qui la concurrence dans la course aux ralliements et aux parrainages. Son début de campagne a été éclipsé par l'irruption du polémiste, la députée RN allant jusqu'à s'attirer des critiques de sa garde rapprochée.
Thierry Mariani : "Le démarrage de campagne de Marine Le Pen n'est pas celui qui était prévu"
Eric Zemmour talonne voire dépasse Marine Le Pen dans les sondages. De quoi inquiéter les cadres du RN. Invité de l'émission les 4 Vérités sur France 2, ce mercredi matin, Thierry Mariani a estimé qu'il "n'y a pas de problème Zemmour au RN". Pour autant, le député européen du RN a reconnu que le "démarrage de campagne de Marine Le Pen n'est pas celui qui était prévu". "J'apprécie Eric Zemmour, je lui parle, mais je pense que Marine Le Pen est plus préparée et plus formatée que lui", a déclaré l'ancien élu LR.
Pour Thierry Mariani, Marine Le Pen "défend aujourd'hui la plupart des idées qui font l'unanimité". Il a ajouté : "Quand j'entends les candidats de la primaire LR, même quand j'entends Michel Barnier, j'ai l'impression d'entendre Marine le Pen".
Christophe Castaner : "Eric Zemmour est homme dangereux pour la vie politique"
Le polémiste d'extrême droite est convoqué ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugé pour ses propos sur les migrants mineurs isolés, qu'il avait qualifiés sur CNews de "voleurs, violeurs et assassins". Il ne viendra cependant pas à l'audience et se fera représenter par ses avocats, a indiqué à l'AFP l'un d'entre eux.
Interrogé sur LCI ce mercredi matin sur cette convocation, Christophe Castaner a estimé qu'Eric Zemmour "est un multi-récidiviste de la condamnation au pénal". "C'est un raciste, un sexiste, c'est un homme dangereux pour la vie politique française", a lancé le président du groupe LREM à l'Assemblée. En cas de condamnation au pénal, Eric Zemmour devrait "en tirer toutes les conséquences, lui qui revendique une éthique en politique, en se retirant de la vie politique et en ne prétendant pas devenir président de la République", a relevé l'ex-ministre de l'Intérieur.
Alors que les plus de 34 000 membres de l'Association des maires de France (AMF) désignent ce mercredi leur nouveau président, entre deux candidats, le maire LR de Cannes David Lisnard et le maire UDI de Sceaux Philippe Laurent qui s'opposent sur la ligne à tenir face à Emmanuel Macron, Christophe Castaner a en outre apporté son soutien personnel à Philippe Laurent, Macron-compatible. "David Lisnard a perdu toute boussole républicaine, il est sorti du champ républicain", a-t-il dénoncé, évoquant "ses soutiens" pour la présidence de l'AMF, qui "vont de Monsieur Zemmour au Parti socialiste". David Lisnard fait un ticket avec le maire socialiste d'Issoudun André Laignel, inamovible premier vice-président délégué de l'AMF.
Bruno Le Maire : "Les gagnants de la politique d'Emmanuel Macron sont les Français qui travaillent"
Selon une étude sur le pouvoir d'achat publiée mardi par l'Institut des politiques publiques (IPP), lié à l'Ecole d'économie de Paris, tous les ménages auront vu leur niveau de vie (c'est-à-dire l'ensemble de leurs revenus après impôts et prestations) progresser d'environ 1,6% depuis le début du quinquennat, sauf les 5% de ménages les plus pauvres, qui ont perdu 0,5% en moyenne. Une étude "très intéressante" pour Bruno Le Maire, car "elle montre que les gagnants de la politique d'Emmanuel Macron sont les Français qui travaillent", a-t-il souligné ce mercredi sur Sud Radio.
"La deuxième leçon de cette étude, c'est que tous les Français ont vu leur niveau de vie augmenter de 396 euros par an en moyenne, contre 76 euros sous François Hollande et une perte de 15 euros sous Nicolas Sarkozy", a précisé le ministre des Finances, de l'Economie et de la Relance. "Emmanuel Macron est le président des gens qui travaillent et il est le président de tous les Français" , a poursuivi Bruno Le Maire, soulignant que la politique du gouvernement a "consisté à valoriser le travail".
Pour Bruno Le Maire, il y a "un paradoxe français : beaucoup d'entre eux ressentent des difficultés et en même temps des Français sont en train de relever la tête", a-t-il relevé. Le ministre de l'Economie s'est dit par ailleurs favorable à des "augmentations de salaire dans les secteurs où il y a des tensions sur le recrutement" comme dans la restauration et l'hôtellerie. "Il faut rendre ces métiers plus attractifs", a-t-il plaidé.
Julien Bayou : "L'Europe peut accueillir les migrants" à la frontière avec la Biélorussie
Environ 4000 migrants au total campent actuellement, selon les garde-frontières polonais, dans le froid et des conditions qui se dégradent de jour en jour, le long de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Sur Franceinfo, ce mercredi matin, le secrétaire national d'EELV Julien Bayou a estimé que l'Europe "pouvait accueillir ces personnes". "Ces quelques milliers de personnes dans le froid ne représentent en rien des menaces", a affirmé le responsable écologiste.
Selon lui, c'est "même l'occasion pour l'Europe de parler d'une voix ferme à l'égard de la Biélorussie et de démontrer à la Pologne que l'Europe est utile" alors que la Varsovie "s'éloigne du respect des traités" européens. "Il faut montrer que l'Europe permet de faire face à ses tensions et répartir l'accueil de ces migrants", a insisté Julien Bayou.
