Le gouvernement se montre de moins en moins patient à l'égard du mouvement Nuit Debout. Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a qualifié ce dimanche le mouvement installé place de la République depuis le 31 mars de "très marginal", et en partie manipulé par l'extrême gauche.
"C'est très marginal, on imagine mal que la place de la République soit la réponse à la présidentielle de 2017", a-t-il déclaré au Rendez-vous sur Europe 1/Le Monde/iTélé. "Même s'il faut prendre en compte cette soif d'idéal, on voit les manipulations grossières d'une extrême gauche qui vient ramener ici sa radicalisation, là sa violence", a-t-il ajouté avant de résumer: "Il y a un témoignage intéressant, et une authenticité pour partie, une manipulation pour le reste".
"La CGT aux mains de groupuscules"
L'ancien député de Paris s'est également dit "inquiet et attristé de voir la marginalisation et la radicalisation de la CGT", "aux mains de groupuscules" selon lui. Une affiche choc du syndicat, dénonçant les violences policières, avait provoqué des violentes critiques au sein de la classe politique cette semaine,
Jean-Marie Le Guen a enfin appelé au "combat des idées" contre "ceux qui manipulent politiquement les symboles d'asservissement des femmes", ce qu'il a qualifié "d'idéologie islamo-gauchiste". Dans son livre numérique, La gauche qui vient (place à la République !), il définit ce terme d' "islamo-gauchisme" comme "une part de la gauche de la gauche", incarnée selon lui par Clémentine Autain, "prête à céder totalement au différentialisme culturel" en acceptant "de substituer des normes religieuses et communautaires à nos droits et nos règles républicaines".
