C'est le premier haut responsable de droite à se positionner en faveur d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2022. Le maire de Nice Christian Estrosi appelle ce lundi son camp, la droite, à passer "un accord avec Emmanuel Macron" en vue de 2022, dans un entretien au Figaro, précisant toutefois qu'un tel accord se ferait sous conditions.

"Pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit notre candidat commun à la présidentielle et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays", explique Christian Estrosi. "Pour moi, cette solution est le seul moyen de ne pas renoncer à nos valeurs et à nos idées", estime Christian Estrosi. "Emmanuel Macron serait le mieux placé pour permettre à mes amis de droite de participer à des responsabilités gouvernementales pour redresser la France", ajoute-t-il.

Le thème de la sécurité mis en avant

Le maire Les Républicains de Nice et président de l'agglomération Nice-Côte d'Azur a toutefois précisé que "bien évidemment, il y a des conditions et cela doit se faire sur la base d'un projet commun." Pour lui, l'entente est possible entre LREM et LR si Emmanuel Macron reprend les engagements de la droite sur la "sécurité", l'appelant à "agir avec force pour établir l'autorité et l'ordre", et sur la "santé".

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Cette prise de position de l'un des ténors de la droite intervient à quelques jours du rendez-vous national de rentrée des Républicains, à Port-Marly (Yvelines) les 4 et 5 septembre. Elle survient au moment où plusieurs cadres des Républicains prennent leurs marques en vue de 2022 : Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Philippe Juvin. Quant au maire de Troyes François Baroin, dont le nom circule depuis longtemps, il doit clarifier ses intentions à l'automne.

"François (Baroin) a énormément de talent, tout comme Xavier Bertrand et Valérie Pécresse mais aucun d'entre eux ne s'impose naturellement. Et je ne crois pas qu'une primaire puisse régler le problème. Nous n'avons pas abouti au désastre que nous avons connu en 2016 pour renouveler une telle expérience", déclare Christian Estrosi au Figaro.