Elle était l'une des personnalités politiques les plus critiques envers le gouvernement en début d'année. Depuis, Ségolène Royal a calmé ses ardeurs, mais n'en oublie pas pour autant l'échéance cruciale de la présidentielle 2022. Et la poussée verte des municipales semble lui donne des idées.
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Interrogée dans l'émission Talk du Figaro lundi sur une potentielle candidature, l'ancienne ministre de l'Environnement se verrait bien représenter une "union de la gauche et des écologistes" à la prochaine présidentielle. "Pourquoi pas ? J'ai dit que le moment venu, si l'on était prêt à se rassembler, je serais prête pour cette bataille", a-t-elle notamment lancé.
"Il faut une union de la gauche et des écologistes"
Ce n'est pas la première fois que la candidate du Parti socialiste à la présidentielle de 2007 laisse entendre qu'elle pourrait remettre le couvert. Le 10 juin dernier, elle déclarait au micro de BFM TV : "Ce n'est pas quelque chose de personnel, ce sera une décision collective". Cette fois-ci, Ségolène Royal semble lancer un message à l'attention des écologistes et de la gauche.
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"Si l'on veut qu'il y ait une alternative, un choix au second tour de l'élection présidentielle, il faut une union de la gauche et des écologistes", assure-t-elle. Elle se dit ouverte à une participation à un nouveau projet et ne veut pas rester les bras croisés. "Je ne veux pas être devant mon poste de télévision le soir où Marine Le Pen sera élue, première femme présidente en plus, et me dire 'je n'ai pas bougé'. Donc s'il faut bouger, je bougerai".
Retour des critiques envers le gouvernement
Le temps de la solidarité avec le gouvernement semble avoir lui aussi disparu. "Nous rentrons dans une nouvelle phase où on a besoin de l'énergie de tous, ce n'est plus le moment de critiquer ou de polémiquer, même si ces critiques ont été très utiles et auraient dû être entendues", soutenait Ségolène Royal le 17 mai dernier.
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Mais l'ancienne ministre a de nouveau égratigné Emmanuel Macron lundi. "Il ne comprend pas. Edouard Philippe non plus. Ils pensent que c'est marginal, ils n'ont pas compris l'enjeu économique. Ils n'ont pas cette sensibilité là."
