[Exclusif] Le directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein, publie, le 20 janvier chez Fayard, Piège d'identité. Réflexions (inquiètes) sur la gauche, la droite et la démocratie. Celui qui fut l'un des plus proches conseillers de Dominique Strauss-Kahn y révèle ce qu'aurait pu être son slogan pour la campagne présidentielle de 2012.
La formule, qui tenait la corde au moment où a éclaté l'affaire du Sofitel, avait été soufflée par le juriste Guy Carcassonne, décédé en 2013: "Liberté, Egalité, Fraternité." Curieusement, la devise de la République française n'a jamais été reprise par un candidat à l'Elysée.
Dans son ouvrage, Finchelstein s'interroge sur l'épuisement des clivages traditionnels, mais aussi sur les limites d'autres susceptibles de les remplacer, comme l'opposition entre le peuple et les élites. Deux points, "étroitement imbriqués", lui semblent désormais émerger, l'égalité et l'identité. Dans le contexte actuel, il préconise un consensus républicain sur les questions d'immigration et de laïcité, ce qui suppose que droite et gauche assument ce qu'elles font... et ce qu'elles ne feront pas.